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Une lettre de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie

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Madame, Monsieur, Dòna, Sénher, cars amics

Ces temps de crise sanitaire démontrent, s’il le fallait, que les valeurs d’entraide, de partage et de solidarité, lo paratge et la convivéncia, doivent être entretenues et défendues. Elles font par ailleurs partie intégrante de la culture occitane que je me suis engagée à valoriser dès le début de mon mandat. J’ai ainsi choisi de soutenir la création artistique en catalan et occitan comme les festivals qui la diffusent. Parmi eux, Total Festum est un moment de rassemblement et de créativité qui irrigue l’ensemble du territoire régional à l’ouverture de la saison estivale. Autre pilier de la politique régionale en faveur des cultures occitane et catalane, le Centre International de Recherche et de Documentation Occitane - Institut occitan de cultura, récemment devenu établissement public de coopération culturelle, affirme son rôle visant à sauvegarder le patrimoine linguistique et soutenir l’expression, la création et la diffusion en langue occitane ; promouvoir la diversité linguistique dans l’espace numérique ; élaborer des stratégies de préservation et de mise en valeur du patrimoine culturel immatériel. L’action régionale pour le catalan et l’occitan sur le territoire de l’Occitanie s’est donc fortement structurée et professionnalisée.

Qu’en est-il dans le secteur de l’enseignement et de la transmission ? L’augmentation du nombre de locuteurs se fonde nécessairement sur une réhabilitation de la culture et de la langue occitane dans nos écoles ainsi que sur le développement de leur enseignement. C’est pourquoi, dès 2017, j’ai tenu à signer une convention cadre Rectorat-Région avec la Ministre Najat Vallaud-Belkacem afin d’en assurer les moyens financiers et humains sur l’ensemble du territoire.

Alors même que la convention d’application avec le Rectorat de Toulouse est désormais votée, de nombreux signaux, nationaux ou régionaux, m’alertent sur une dégradation des conditions d’enseignement de l’occitan.

Aussi, je tiens à réaffirmer la volonté de la Région à faire avancer le déploiement de l’apprentissage de la langue occitane dans les écoles de notre territoire.

Le 5 mars 2020, les conseillers régionaux d’Occitanie, réunis en assemblée plénière, ont voté dans une très grande majorité un voeu concernant la valorisation de l’enseignement public de la langue occitane. Celui-ci demande aux Académies de Toulouse et de Montpellier de s’engager rapidement dans la signature des conventions pour le développement et la structuration de l’occitan et interpelle le Ministère de l’Education Nationale afin que l’enseignement public de la langue occitane obtienne la considération et les moyens nécessaires au titre de l’égalité territoriale et républicaine. Il sollicite enfin le Ministère de l’Education Nationale pour qu’il procède aux réajustements nécessaires des réformes du lycée et du baccalauréat pour élargir et revaloriser l'offre d'enseignement des langues régionales qui a été très fortement réduite par les nouvelles modalités.

Je souhaite que ce voeu se décline maintenant rapidement sur le terrain. Les bourses ENSENHAR seront maintenues et de nouvelles bourses ENSENHAR - Professeur vont être proposées par l’Ofici Public de la Lenga Occitana dans l’objectif de mettre en cohérence offre et demande d'enseignement en occitan.

Les Projets Educatifs Culturel en Catalan et Occitan (PEC-CO) seront maintenus de même que l’accompagnement du Projet Pédagogique Occitan de l’Académie de Montpellier qui se déploie à présent sur l’Aveyron.

Dans l’administration régionale, le recrutement récent d’un chargé de mission supplémentaire, dédié au champ de la transmission de la langue, travaille d’ores et déjà au suivi des moyens mis en oeuvre par l’Education Nationale.

J’ai demandé à Patric Roux, de prévoir, avant l’été, des échanges avec chaque directeur académique des services de l’Education Nationale (DASEN) sur les modalités d'application de la convention, afin de trouver des perspectives positives pour chaque département d’Occitanie.

Je veillerai ainsi à l’application concrète des conventions académiques dès lors qu’elles auront été signées pour la rentrée scolaire 2020/2021.

J’ai aussi chargé la Direction de la culture et du patrimoine de travailler activement à la présence de la langue dans les espaces publics, transports, tourisme, sport. A cet égard, la signalétique sur le territoire, et particulièrement dans les établissements scolaires, est un chantier d’ores et déjà engagé. Le lycée de l’Isle-Jourdain, pilote sur cette thématique, inaugure la généralisation de ce bilinguisme exemplaire d’une socialisation réussie de la langue.

Au plan national, j’ai déjà ouvert de nombreux échanges avec le Ministère et je les poursuivrai afin qu’ils aboutissent à une équité de l’enseignement occitan et du catalan sur le territoire. Je m’engage à activer toutes les démarches nécessaires en ce sens, y compris avec l’Association des Régions de France et à vous en tenir informés. Je vous remercie d’ailleurs de votre implication continue auprès de ces instances nationales.

Parce qu’il est important que chaque enfant d’Occitanie puisse bénéficier de l’enseignement de l’occitan et en découvrir la richesse culturelle, parce que cette langue et cette culture fabriquent le lien et le rayonnement de notre territoire, je suis fière de mettre en oeuvre ce plan concret pour une école citoyenne et républicaine qui donne le choix des langues historiques de notre territoire : le catalan et l’occitan.

Segura de mon engatjament en favor d’aquela diversitat culturala, vos pregui de recebre, Dòna, Sénher, l’expression de mos sentiments los melhors.


Date de création : 24/06/2020 13:45
Catégorie : Archives - 2020
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Qu'est-ce qu'un enfant bilingue ?

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Pour un enfant, être bilingue c'est avoir la capacité de
comprendre, parler, lire et écrire deux langues.

C'est construire petit à petit son langage, sa capacité à s'exprimer,
à dire le monde qui l'entoure de façon plus riche.

C'est voyager d'une langue à l'autre, dans chacun des moments de sa vie. 

Plus de la moitié de la population de la planète est bilingue ou multilingue. Dans la plupart des pays du monde, apprendre deux langues dès l'enfance est la norme.

Pour le psycholinguiste Gilbert Dalgalian, spécialiste du plurilinguisme, le bilinguisme précoce apporte de nombreux avantages de tous ordres : " un enfant bilingue s'habitue à désigner une même réalité en deux langues. C'est apprendre très tôt à accepter les différences (...) Il sera ainsi plus à l'aise pour aborder les mathématiques (grâce à des capacités d'analyse et de comparaison), pour découvrir et apprendre de nouvelles langues et il maîtrisera mieux l'orthographe du français ". 

Comment ouvrir une classe bilingue ?

L'Association ÒC-BI est à votre disposition pour tout renseignement et pour vous aider dans vos démarches.

Les parents désirant l'ouverture d'une classe bilingue dans l'école de leur(s) enfant(s) peuvent en faire la demande.

-faire circuler l'information et recenser le nombre de familles intéressées.

-solliciter les élus locaus. 

-contacter les responsables de l'Education nationale (inspecteur de circonscription pour le département, inspecteur pédagogique régional au Rectorat).

Témoignage d'une mère d'élève habitant et travaillant à Toulouse : 

" Je suis originaire la région nantaise, donc bretonne... J'ai des parents qui me parlaient breton quand j'étais petite. Nous avons choisi le bilinguisme pour nos enfants avec mon conjoint parce que ça les aidera plus tard dans leur développement et dans leur apprentissage de langues étrangères. De plus, le faire avec la langue régionale, c'est l'occasion de s'implanter un peu plus dans la région où nous vivons"; 

Réouverture du CIRDOC

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Madame, monsieur,
 

À compter du lundi 6 juillet, l'équipe du CIRDOC - Institut occitan de cultura est heureuse de vous accueillir à nouveau à la Mediatèca à ses horaires habituels d'ouverture et avec des modalités d'accueil élargies, dans le cadre de cette nouvelle étape de déconfinement et toujours dans le respect des normes sanitaires.
 

Conditions d’accès et de consultation :

Possibilité pour tous les usagers (dans la limite de 6 places assises isolées) de séjourner dans les espaces de lecture.

- L'installation en groupe, le prêt de casque, la consultation de la presse, ainsi que la Pichonetèca sont toujours inaccessibles. Les actions culturelles et accueils de groupe demeurent suspendus jusqu’à la rentrée de septembre.
 

- Horaires d’ouverture : la Mediatèca retrouve ses horaires d’ouverture habituels : le lundi de 13h30 à 18h00, et du mardi au vendredi de 10h00 à 18h00.

Pour accéder à la Mediatèca : se signaler par l’interphone Place du 14-Juillet (ou sur le parking pour les personnes à mobilité réduite) ; 10 usagers maximum et 6 places de travail disponibles.
 

Règles sanitaires et mesures barrières

Port du masque et désinfection des mains obligatoires, respect collectif de la distanciation physique. Gel hydroalcoolique mis à disposition ;  

Accès à l’ordinateur public limité à 30 min. WiFi disponible pour vos outils informatiques personnels sur demande à l’accueil de la Mediatèca ;

Nettoyage des espaces renforcé : tous acteurs ! Le matériel nécessaire est mis à votre disposition ;

- Les documents retournés demeurent soumis à une période de quarantaine de dix jours avant une nouvelle mise en circulation. Nous vous remercions de bien vouloir manipuler uniquement les documents nécessaires à votre recherche ou que vous désirez emprunter.

CIRDÒC
Institut occitan de cultura
Siège social et site Mediatèca
1, bis bld Du Guesclin
BP 180 - 34503 Béziers
Tel : 04 67 11 85 10

Site Etnopòle
Château d'Este
Avenue de la Pléiade
64140 Billière
Tel: 05 59 13 06 40

Lettre ouverte aux parlementaires (Collectif Pour Qur Vivent Nos Langues)

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Madame, monsieur

Le collectif « pour que vivent nos langues » représente les acteurs associatifs œuvrant pour la défense et le développement des langues régionales de France, notamment des acteurs du monde éducatif et culturel engagés dans la transmission de ces langues.

Il s’est adressé récemment au Président de la République, dans une lettre que vous trouverez en ligne sur ce lien. À la même adresse vous trouverez également les engagements du candidat Emmanuel Macron en faveur des langues régionales, et la tribune parue dans le Monde le 13 février 2020, signée de 130 universitaires.

Les associations que nous présidons sont engagées dans ce collectif depuis sa création à l'automne 2019 et ont participé notamment au rassemblement du 30 novembre à Paris.

Une centaine de parlementaires, dont la liste suit, ont apporté leur soutien à cette initiative et nous souhaitons les en remercier très chaleureusement : face notamment à la surdité du Ministre de l’Éducation nationale qui refuse de convenir des résultats désastreux pour nos langues régionales induits par la réforme des lycées, nous avons besoin de l’appui de nos élus.

C’est la raison pour laquelle nous nous adressons à vous : vous pouvez, si ce n’est déjà fait, faire connaître votre soutien à l’adresse du collectif : pour.que.vivent.nos.langues@gmail.com avec copie à la FELCO : lengadoc@felco-creo.org.

Nous vous remercions, madame, monsieur pour le soutien que vous apporterez à nos langues régionales, éléments du patrimoine vivant de la Nation.

Yan Lespoux, psdt de la FELCO – Fédération des enseignants de langue et culture d’oc – enseignement public, http://www.felco-creo.org/.

Gilbert Mercadier, psdt du Congrès permanent de la lenga occitana, https://locongres.org/fr/

Martine Ralu, psdte OCBI association pour le bilinguisme français – occitan dans l’enseignement public, http://oc.bi.free.fr/.

Liste des 100 parlementaires déclarant soutenir la lettre du collectif « Pour Que Vivent Nos Langues » à l’attention du Président de la République


 

François Alfonsi, député européen

Paul Molac, député du Morbihan

Jean-Félix Acquaviva, député de Haute-Corse

Ramlati Ali, députée de Mayotte

Maurice Antiste, sénateur de la Martinique

Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées

Erwan Balanant, député du Finistère

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres

Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris

Thierry Benoît, député d’Ille-et-Vilaine

Claude Berit-Debat, sénateur de la Dordogne

Martine Berthet, sénatrice de la Savoie

Benoît Biteau, député européen

Anne Blanc, députée de l’Aveyron

Maryvonne Blondin, sénatrice du Finistère

Eric Bocquet, sénateur du Nord

Yannick Botrel, sénateur des Côtes d’Armor

Sylvain Brial, député de Wallis-et-Futuna

Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques

Moetai Brotherson, député de Polynésie Française

Vincent Bru, député des Pyrénées-Atlantiques

Michel Canevet, sénateur du Finistère

Damien Carême, député européen

Michel Castellani, député de Haute-Corse

Joseph Castelli, sénateur de Haute-Corse

Jacques Cattin, député du Haut-Rhin

Annie Chapelier, députée du Gard

Paul Christophe, député du Nord

Jean-Michel Clément, Sénateur de la Vienne

Paul-André Colombani, député de Corse-du-Sud

David Cormand, député européen

Yves Daniel, député de Loire-Atlantique

Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique

Jennifer De Temmerman, députée du Nord

Jean-Pierre Decool, sénateur du Nord

Gwendoline Delbos - Corfield, députée européenne

Karima Delli, députée européenne

Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône

Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées

Nicole Dubré-Chirat, députée du Maine-et-Loire

Frédérique Dumas, députée des Hauts-de-Seine

Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques

Jean-Jacques Ferrara, député de Corse-du-Sud

Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère

Bruno Fuchs, député du Haut-Rhin

Laurent Furst, député du Bas-Rhin

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France

Françoise Gatel, sénatrice d'Ille-et-Vilaine

Claude Gruffat, député européen

Danièle Hérin, députée de l'Aude

Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin

Philippe Huppé, député de l’Hérault

Yannick Jadot, député européen

Bruno Joncour, député des Côtes d'Armor

Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique

Régis Juanico, député de la Loire

Claude Kern, sénateur du Bas-Rhin

Jacques Krabal, député de l’Aisne

Joel Labbé, sénateur du Morbihan

François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône

Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques

Sandrine Le Feur, députée du Finistère

Marc Le Fur, député des Côtes d'Armor

Serge Letchimy, député de Martinique

David Lorion, député de la Réunion

Monique Lubin, sénatrice des Landes

Gilles Lurton, député d’Ille-et-Vilaine

Jacques Maire, député des Hauts-de-Seine

Graziella Melchior, députée du Finistère

Sophie Mette, députée de la Moselle

Jean-Marie Mizzon, sénateur de la Moselle

Bertrand Pancher, député de la Meuse

Jean-Jacques Panunzi, sénateur de Corse-du-Sud

Philippe Paul, sénateur du Finistère

Sylvia Pinel, députée de Tarn-et-Garonne

François Pupponi, député du Val d’Oise

Angèle Préville, sénatrice du Lot

André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin

Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin

Michèle Rivasi, députée européenne

Mireille Robert, députée de l’Aude

Sylvie Robert, sénatrice d'Ille-et-Vilaine

Caroline Roose, députée européenne

Claudia Rouaux, députée d’Ille-et-Vilaine

Martial Saddier, député de Haute-Savoie

Maïna Sage, députée de Polynésie française

Denise Saint-Pé, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques

Mounir Satouri, député européen

Hervé Saulignac, député de l’Ardèche

Raphael Schellenberger, député du Haut-Rhin

Jean-Bernard Sempastous, député des Hautes-Pyrénées

Gabriel Serville, député de Guyane

Jean Sol, sénateur des Pyrénées-Orientales

Eric Straumann, député de Haut-Rhin

Simon Sutour, sénateur du Gard

Marie Toussaint, députée européenne

Boris Vallaud, député des Landes

Arnaud Viala, député de l'Aveyron

Salima Yenbou, députée européenne

Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône