En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés.
Mentions légales.
 

Les langues-cultures, moteurs de démocratie et de développement 

lengas_culturas.jpg

L’actualité le montre : les recompositions géopolitiques à la faveur de la mondialisation et de la médiatisation des échanges, mais aussi de la crise du système néolibéral, suscitent un regain des aspirations identitaires. Si, en négatif, celles-ci se traduisent par des nationalismes xénophobes voire guerriers, les formes démocratiques et progressistes, notamment sur le terrain régional, sont, elles aussi, bien réelles. Le panorama est ainsi éclairé par des fulgurances, marquées par une logique d’ensemble, à en juger par l’actualité écossaise, catalane, corse, camerounaise anglophone, néo-calédonienne, kurde… Des aspirations linguistico-culturelles et territoriales, enfouies jusqu’ici sous la gestion d’appareils d’État et de marchés, renaissent au grand jour. Les citoyen·ne·s sont incité·e·s à se réenraciner dans une culture plus profonde, dont les fondamentaux sont d’ordre anthropologique. Leurs « armes cordiales » sont les sciences humaines et sociales, la littérature et les arts, l’éducation scolaire et populaire, les médias, le tourisme… L’objectif est une démocratisation culturelle et un développement durable, cosmopolite certes, mais aussi auto-centré dans le cas des cultures dominées.

L’avenir dira qui, des forces de régression nationalistes et xénophobes ou des forces de paix et d’inclusion, l’emportera. Dans ce livre, les auteur·e·s font le pari d’une évolution plus harmonieuse et apportent leur expertise et leurs expériences à cet égard. En cette année déclarée «  année des langues autochtones  » par l’Unesco, voilà un enjeu altermondialiste majeur.

 Les auteur·e·s sont universitaires, spécialistes des langues ou des cultures, pédagogues praticiens, français ou d’autres origines et nationalités : arménienne, belge, brésilienne, italienne, ivoirienne, marocaine, suisse, togolaise, yéménite. Giovanni  Agresti, Fares Al Ameri, Saïd Benjelloun, Philippe Blanchet, Martine Boudet, Claude  Calame, Joëlle Cordesse, Gilbert Dalgalian, Gaid Evenou, Camille  Gourdeau, Sílvia  Maria Manfredi, Kako Nubukpo, Pierre Jérémie Piolat, Giovanni  Poggeschi, Caroline Roussy, Claude Sicre, Christian  Tremblay, Jean Philippe Zouogbo.

 Avec la participation de la Délégation de la langue française et des langues de France/DGLFLF (ministère de la Culture) et du Carrefour Culturel Arnaud Bernard de Toulouse.

Disponible en librairie ou bien sur le site de l’éditeur :  cliquer ici, une version électronique est également disponible au format PDF. 


Catégorie : Archives - 2020

Qu'est-ce qu'un enfant bilingue ?

personnages_entiers_LG.jpg

Pour un enfant, être bilingue c'est avoir la capacité de
comprendre, parler, lire et écrire deux langues.

C'est construire petit à petit son langage, sa capacité à s'exprimer,
à dire le monde qui l'entoure de façon plus riche.

C'est voyager d'une langue à l'autre, dans chacun des moments de sa vie. 

Plus de la moitié de la population de la planète est bilingue ou multilingue. Dans la plupart des pays du monde, apprendre deux langues dès l'enfance est la norme.

Pour le psycholinguiste Gilbert Dalgalian, spécialiste du plurilinguisme, le bilinguisme précoce apporte de nombreux avantages de tous ordres : " un enfant bilingue s'habitue à désigner une même réalité en deux langues. C'est apprendre très tôt à accepter les différences (...) Il sera ainsi plus à l'aise pour aborder les mathématiques (grâce à des capacités d'analyse et de comparaison), pour découvrir et apprendre de nouvelles langues et il maîtrisera mieux l'orthographe du français ". 

Comment ouvrir une classe bilingue ?

L'Association ÒC-BI est à votre disposition pour tout renseignement et pour vous aider dans vos démarches.

Les parents désirant l'ouverture d'une classe bilingue dans l'école de leur(s) enfant(s) peuvent en faire la demande.

-faire circuler l'information et recenser le nombre de familles intéressées.

-solliciter les élus locaus. 

-contacter les responsables de l'Education nationale (inspecteur de circonscription pour le département, inspecteur pédagogique régional au Rectorat).

Témoignage d'une mère d'élève habitant et travaillant à Toulouse : 

" Je suis originaire la région nantaise, donc bretonne... J'ai des parents qui me parlaient breton quand j'étais petite. Nous avons choisi le bilinguisme pour nos enfants avec mon conjoint parce que ça les aidera plus tard dans leur développement et dans leur apprentissage de langues étrangères. De plus, le faire avec la langue régionale, c'est l'occasion de s'implanter un peu plus dans la région où nous vivons";